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Des enfants palestiniens parlent

Mardi 14 mars 2006

Sandy Nassir Al Saadi
12 ans
Camp de Jénine
9 mars 2006
Le récit qui suit prend une signification toute particulière pour tous ceux pour qui la date du 8 mai signifie encore quelque chose. Souvenez-vous le 8 mai 1945, les troupes alliées sortaient victorieuses d’une longue guerre sanguinaire contre la barbarie nazie. Des milliers de juifs survivant sortaient enfin libérés de l’enfer des camps d’extermination… Pourtant leur descendant semblent avoir oublier ce que fut l’enfer nazi et surtout ont oublié la signification du 8 mai. Ecoutez l’histoire de Sandy et de ses frères et soeur, Mohammed 11 ans, Rafat, 10 ans et Dounia 7 ans, enfants sans parents. Leur père, Nassir Saïd Al Saadi, 32 ans, est emprisonné pour une durée encore inconnue tandis que leur mère Qahira Saïd Al Sadi, 27 ans, a été arrêtée le 8 mai 2002 et condamnée à trois fois la prison à vie… Tout comme l’occupation nazie, l’occupation israélienne n’a que faire des enfants.

Récit…  

 

 

La rencontre avec Sandy est émouvante. J’ai en face de moi une jeune fille visiblement marquée, détruite même dont la timidité cache mal l’épreuve qu’elle traverse. Dans ses yeux on ne voit pas l’étincelle de l’enfance, mais la lassitude de l’âge adulte. Tout le contraire de ses deux petits frères et de sa petite sœur dont l’enfance semble préservée. Sans doute par ce que la jeune Sandy prend sur elle toutes les souffrances de cette petite famille, séparée de leurs parents…
Peux-tu me faire part de tes sentiments ? 
Ma mère est en prison depuis que j’ai 9 ans. Je ne me sens pas comme un autre enfant peut se sentir. Je m’oublie moi-même, j’en oublie ma vie. J’essaie juste de continuer à vivre.

Je prépare à manger très tôt le matin pour mes frères et ma sœur, puis je les envoie à l’école et puis seulement je vais moi-même à l’école.

Quand je parle avec mes amies, je me sens très triste car elles jouent, regardent la télévision, écoutent de la musique, vont dans les centre internet, vont voir des films. Mais moi je reste à la maison car je dois m’occuper des mes frères et de ma sœur.

Quand les familles viennent visiter leurs enfants à l’école, je pleure car ma mère ne peut pas venir me voir.

J’espère donner à mes frères un futur mais pour moi je n’en voit aucun. Je me sens plus vieille et je ne m’occupe jamais à jouer. La première chose qui compte pour moi, ce sont mes frères et sœur. Je suis leur père et leur mère.

Je ne cesse de pleureur car j’imagine ce que serait ma vie avec ma maman. Elle me donnait de l’amour et je pouvais jouer avec mes amies.

Quand je me rappelle comment ils ont arrêté ma maman, je pleure et je n’arrive pas à dormir. Ils ont attaqué la maison et ont tout détruit. Ils l’ont arrêtée sous nos yeux. On courait après la Jeep, suppliant les soldats de ne pas l’emmener, mais ils ne se souciaient pas de nous.

Mes frères me demandent sans cesse où est papa et maman. Mam petite sœur me demande aussi tout le temps : où est maman ? Elle me manque.

Ma question est : pourquoi ? Pourquoi ont-ils pris ma mère.

Je me rappelle la vie avant. Comment elle cuisinait pour nous, nous lisaient des histoires, nous aidaient dans les devoirs.

Lui rends-tu souvent visite ? 
Elle est à la prison de Tilmund et je ne peux pas lui rendre visite tout le temps. Quand je vais lui rendre visite, c’est très dur. On quitte Jénine à 3 heures du matin, il y 10 heures de route aller-retour. Puis on attend des heures pour seulement pouvoir la voir 30 minutes.
Je ne peux la voir que 30 minutes, dans une petite pièce où toutes les familles des prisonniers sont réunies ensemble, il y a beaucoup de bruit et j’ai du mal à entendre ce qu’elle me dit. Il y a une vitre et l’on ne peut pas se toucher, s’embrasser. Ma mère pleure et supplie les gardiens de pouvoir nous embrasser. On les supplie aussi mais ils s’en moquent.

Après 4 ans on continue à supplier, mais personne ne s’occupe de nous. Israël n’a que faire des droits humains.

Ils ont tout brisé dans mon cœur. Pourquoi ne pensent-ils pas aux enfants quand ils arrêtent une mère.

Nous demandons une chose simple, que l’on nous rende notre papa et notre maman. 

 

Qu’en est-il de ton papa ?
Il a été arrêté une première fois, en même temps que ma maman. Puis il a été relâché. Un an plus tard, ils l’ont arrêté à nouveau. Il est toujours en prison et on ne sait pas combien de temps il y restera.

Personne ne te vient en aide ?
J’ai envoyé une lettre à Kofi Annan, à l’ONU. Il a envoyé un de ses représentants ici à Jénine pour nous rencontrer pour que l’on puisse rendre visite à ma maman et qu’on la relâche. Je lui ai dit que l’on ne pouvait pas vivre comme cela. Que pouvons-nous faire sans nos parents ? Je lui ai dit que tout était à cause de l’occupation, que s’il n’y avait pas d’occupation, il n’y aurait pas de résistance. Personne ne se soucie des palestiniens quand Israël détruit nos vies.

Je lui ai dit que l’on n’était que des enfants, que l’on ne pouvait pas vivre sans notre famille et je lui ai demandé de nous aider.

Farat, un de ses petits frères lui coupe la parole
On ne peut pas vivre sans papa et maman.

Sandy reprend
Mais jusqu’à présent il n’a rien fait, c’était il y a un an.

Que voudrais-tu dire aux belges ? 
S’ils peuvent nous aider à résoudre ce problème, qu’ils le fassent.

Ressentez ce que l’on ressent. On a tout perdu. On ne peut pas se sentir heureux. On a perdu la joie et la vie. On ne peut croire en un bon avenir. Qu’est-ce qu’une vie sans ses parents ? J’ai tout perdu.

J’espère que ton peuple nous soutienne et nous aime du fond de leur cœur. J’invite les gens à nous rendre visite et à voir comment nous vivons, à nous aider à résoudre notre problème. Merci de nous aider. 

 

Je demande à ces petits frères et à sa petite sœur s’ils veulent rajouter quelque chose. La petite Dounia, pétillante de vie, est la première a vouloir parler. C’est un caractère fort qui de sa petite voie fluette me déverse un flot de paroles qui ne prend fin que sur injonction de son oncle présent… »Dounia, ralas »… Dounia, cela suffit…
Dounia, 7 ans

 

 

Je prie Dieu de ramener ma maman. Nous ne pouvons pas vivre sans notre maman. Je veux mon papa et ma maman pour que nous puissions vivre ensemble.

Si les israéliens ont un cœur, ils doivent libérer mon papa et ma maman.

Je pose une question aux israéliens : « Aimeriez-vous avoir votre maman en prison ? »

Avant, notre maman nous donnait tout son amour, nous apprenait des choses, mais maintenant on a tout perdu. Je suis triste quand les autres mamans viennent visiter leurs enfants à l’école. Toutes mes amies sont heureuses, mais moi je suis triste.

Les israéliens doivent vider toutes les prisons et les fermer.

Ils ne me laissent pas toucher ma maman. Je veux juste embrasser ma maman une seule fois. JE demande au monde entier, rendez moi ma maman. Les israéliens peuvent-ils vivre sans maman ?

 

 

Rafat, 10 ans

 J’espère que ma maman et mon papa reviennent et vivent avec nous. Je prie Dieu pour cela. Tous les élèves sont heureux quand leurs parents viennent à l’école. Mais comment puis-je me sentir heureux quand personne ne demande après moi ? Pourquoi les israéliens font-ils cela ? N’ont-ils pas d’enfants ?

 

Mohammed, 11 ans

 

 

Ma maman m’a donné la vie. Si l’on n’a pas de maman, on n’a pas de vie. Elle est en prison depuis 4 ans, pourquoi ne la libère-t-on pas ? Sans elle, je ne peux pas vivre. Dans mes rêves je la vois, elle vient me réveiller, me prépare des sandwichs, m’embrasse et viens me chercher à l’école. Mais quand je me réveille, je pleure. On prie Dieu de nous la ramener. J’ai l’impression de n’être rien sans mon père et ma mère. Une maman, c’est le centre de la vie. J’attends ce jour où elle reviendra, et ce jour-là, je promets de faire une grande fête. Elle est toute ma vie. 

Par Julien
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Mercredi 15 mars 2006

Rawand Mustafa Al Shalabi
15 ans
Camp de Jénine
10 mars 2006

 

Rawand a trois frères. Son père a été tué pendant le massacre de Jénine en avril 2002, il avait 37 ans.

Comment ta famille en est-elle arrivée à venir vivre ici ?
Ma famille vient du village de Zalin. Ils y avaient une vie simple, pauvre mais ils vivaient de leur terre, gardaient les moutons…

La vie était difficile mais meilleur que la vie sous occupation. Ils vivaient librement. Puis les israéliens sont venus, ont pris la terre et ont forcé les gens à fuir.

Comment est la vie dans le camp ?
La vie est très difficile. D’abord à cause de l’occupation. On a tout perdu. Les israéliens ne cessent d’attaquer le camp. Ils tuent notre vie. On a toujours peur qu’ils viennent.

Ils détruisent notre vie, arrêtent les gens ou les tuent, nos voisins, nos amis, juste des civils.

Mais je crois que nous devons continuer à résister, continuer l’Intifada jusqu’à la victoire. Nous espérons revoir Jérusalem, retourner au village et libérer les prisonniers.

J’ai perdu mon père qui était la personne la plus importante pour moi, mais je suis prête à tout faire pour aider mon peuple, que ce soit par l’éducation ou dans la résistance.

Je prie Dieu de continuer ma vie et de suivre la voie que mon père voulait que je suive. Il ne cesse d’être avec moi et de me dire qu’il veut une fille éduquée et célèbre. Je veux aller à l’université et être docteur.

Il est mort mais reste auprès de moi et j’espère qu’il est fier de moi.

 

Peux-tu expliquer dans quelles conditions ton père a été tué ?

C’était e, avril 2002, quand les israéliens ont attaqué le camp. Mon père a quitté la maison pour aider les gens. Il faisait tout ce qu’il pouvait. Il n’était pas un combattant mais il les aidait en leur apportant de la nourriture. On ne le voyait plus pendant plusieurs jours puis il revenait s’assurer que nous allions bien, il priait avec nous, préparait à manger pour les combattants puis repartait.
Quelques jours après le début de l’invasion, je ne pourrai jamais oublier la dernière fois que je l’ai vu. Il est revenu à la maison, a mangé et a joué avec nous. Je pense qu’il sentait que c’était la dernière fois qu’il nous voyait. Il est parti rejoindre des gens dans une maison que l’armée a bombardée avec des avions et des chars. Plus tard on a été visité les lieux, tous les corps étaient déchiquetés, il y avait du sang partout, sauf mon père qui était assis dans un fauteuil. De loin, on aurait cru qu’il dormait se ce n’est le sang coulant de son oreille.

Mais on n’a pas su qu’il était mort pendant plusieurs jours à cause du couvre feu. Les soldats venaient sans cesse dans notre maison, cassaient tout, frappaient ma mère et cherchaient des combattants. Donc pendant plusieurs jours, on n’a pas su qu’il était mort. Nous n’avions des nouvelles que de bouche à oreille.
Le dernier jour de l’attaque, l’armée a demandé par haut parleur à toutes les familles de sortir de leur maison sinon ils détruiraient les maisons avec les gens dedans. Nous sommes sortis avec des drapeaux blancs. Les femmes et les enfants ont du quitter le camp et tous les hommes ont été arrêtés et emmenés par l’armée. Nous avons quitter le camp sans rien, sans chaussures, sans foulard sur la tête, rien. Certaines personnes nous disaient que mon père avait été tué, mais on ne voulait pas les croire.  Quand finalement nous avons eu la preuve qu’il était mort, je me suis effondrée, je ne pouvais imaginer la vie sans lui. Mais après je me suis dit qu’il était un héros car il a donné son sang pour la terre, pour le peuple. J’espère qu’il est au paradis. Et j’espère que mon peuple continuera la lutte jusqu’à la fin de l’occupation.

As-tu un message pour les européens ?
Je leur souhaite une vie heureuse. Nous, nous ne savons pas ce que c’est. J’espère que ton peuple nous soutienne. Je te remercie de te soucier de nous, mais j’espère que ton peuple écoutera ce que je dis et ressente ce que je ressens et nous aident à continuer la lutte pour la liberté.
Sharon et Israël voulait nous terroriser et tuer notre résistance, détruire notre peuple avec toutes les armes dont ils disposaient. Mais nous sommes plus fort qu’eux. Quand ils nous tiraient dessus, les balles nous tombaient dessus comme de la pluie, mais elles n’avaient pas d’effet sur nous car elles étaient tirées par des hommes faibles.

Par Julien
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Mercredi 15 mars 2006

Sajida Jammal Abu Al Hija
9 ans
Camp de Jénine
9 mars 2006  

 

L’enfance de la petite Sajida a été volée, détruite à jamais. Quand je lui demande d’évoquer sa vie dans le camp, la petite Sajida s’effondre en larme et se réfugie dans les bras d’Ali, le journaliste, traducteur, qui m’accompagne dans mon parcours à travers le camp. C’est que la famille de Sajida est littéralement dispersée aux quatre vents.  

 

Sajida a quatre frères dont deux sont en prison et deux sœurs. Quand elle évoque son père, c’est une tristesse sans fond que l’on lit dans ses yeux de petites filles. Son père, le scheik Jammal Abdelsalam Abu Al Hija, recherché depuis la première Intifada, a été condamné il y a trois ans à neuf fois la prison à vie, il est jusqu’à présent en isolement complet. Alors que son papa était en prison, sa maman, a été arrêtée et emprisonnée pendant un an, alors qu’elle souffre d’un cancer du cerveau.

Est-ce que tu sais pourquoi ta famille est venue vivre ici, dans le camp de Jénine ?
Ma famille vient du village de Haïn Had, près de Haïfa. Quand les israéliens ont attaqué le village en 1948, ma famille est venue ici à Jénine. J’ai été une fois au village, j’ai vu notre maison, mais je ne sais rien de plus sur l’histoire de ma famille.

Comment est ta vie dans le camp de Jénine ?
A cette question, la petite s’effondre en larme. Il faut un long moment et des mots de réconfort de mon traducteur pour que la petite, la voie secouée par les sanglots, laisse échapper des bribes de phrases.

La vie ici est très mauvaise parce que mon papa est en prison et qu’ils ont détruit ma maison. Je n’aime pas vivre ici. La vie sans mon papa est très triste et mes frères me manquent. Je n’ai pas vu mon papa depuis trois ans

Elle pleure de plus belle

Peux-tu me dire pourquoi tu pleures ?

Quand je parles de mon papa, il me manque. Je pense au passé, à ce qui s’est passé avec ma famille, quand les soldats sont venus arrêtés ma maman.

Peux-tu me raconter comment ils ont arrêtés ta maman ?
C’était pendant le grand Aïd (une des fêtes les plus sacrée pour les musulmans, la fête du sacrifice, l’équivalent de Noël pour les chrétiens. Le jour de l’Aïd les parents ont coutume d’offrir des cadeaux aux enfants. C’est ce jour là justement que la petite Sajida se retrouve sans père, ni mère).

Beaucoup de soldats sont venus pendant la nuit à la maison et ont pris ma maman. J’avais très peur. Quand ils ont pris ma maman, je n’avais plus personne pour s’occuper de moi.  Ils tiraient partout et ont mis le feu. Je ne comprenais pas pourquoi ils prenaient ma maman. Avec mes frères et mes sœurs, on pleurait, on suppliait les soldats de ne pas l’emmener, mais ils n’écoutaient pas. Pendant un an, je n’ai vu ma maman qu’une seule fois. Elle était très malade et ne pouvait pas avoir de médicaments. J’avais très peur qu’elle ne revienne jamais.

Qu’est-ce que tu aimerais faire quand tu sera plus grande ?
Je veux être avocate pour défendre mon papa et mes frères et tous les prisonniers.

Qu’est-ce que tu aimerais dire aux enfants de Belgique ?

J’aimerais qu’ils m’aident pour que mon papa et mes frères reviennent. J’attends mon papa tous les jours. Je veux lui montrer mes diplômes. J’espère que les enfants dans ton pays aident mon papa. Je veux être avec mon papa comme tous les autres enfants.

Par Julien
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Mercredi 15 mars 2006

Noudje Ali Abu Serhi
9
ans
Camp de Jénine

Le frère de Noudje, Majdi, 20 ans, a été arrêté il y a deux ans et condamné à 7 ans de prison.

Peux-tu expliquer l’arrestation de ton frère ?
Les israéliens sont venus pendant la nuit, ont cassé toute la maison et ont pris mon frère. Il a été condamné parce qu’il était contre l’occupation et combattait Israël.

As-tu pu rendre visite à ton frère ?

J’ai pu lui rendre visite que deux fois avec ma maman. Mais je ne pouvais rien lui dire, ni bien le voir, ni le toucher à cause de la vitre entre nous. J’étais très, très triste car il vit dans de mauvaises conditions.

C’est quoi l’occupation pour toi ?
C
’est une vie très mauvaise car ils arrêtent les hommes et démolissent les maisons. J4ai toujours très peur. Ils viennent avec des chars tout le temps. Quand j’entends les voix des israéliens, j’ai peur d’aller à l’école ou de sortir de l’école. Je suis toujours triste et je ne peux pas jouer dans la rue car j’ai toujours peur.

Pourquoi les soldats font tout ça selon toi ?
Ils font ça car ils veulent occuper le camp et chasser les gens du camp comme ils nous ont chassé en 1948. Pour que l’on n’ait plus rien.

Qu’est-ce que tu désire le plus dans ta vie ?
Que tous les prisonniers soient libérés avec mon frère pour avoir une belle vie ensemble.

Comment se passe tes journées dans le camp ?
Je me réveille, je vais à l’école puis je rentre à la maison. Je fais mes devoirs et je viens au centre pour étudier l’ordinateur. J’aimerais faire plein de choses mais je ne peux pas à cause des soldats : jouer avec mes amis, visiter ma famille. Ma vie est toujours la même…

Quels sont tes rêves pour le futur ?
J’aimerais être professeur. Je veux vivre en liberté, en paix. Sans occupation, sans soldats, sans chaos, sans tueries. J’aimerais aller à l’université. Que mon frère revienne. J’aimerais aussi aller à Jérusalem.

As-tu un message pour les enfants belges ?
Je veux juste vivre comme les enfants du reste du monde, libre, sans occupation et que les prisonniers soient libérés.

Par Julien
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